La deuxième moitié du XIXe siècle a vu surgir de nombreux débats sur la nature de l'artiste. Des considérations médico-philosophiques sur le génie aux découvertes des anthropologues, en passant par les traités d'hygiène réglant la vie d'artiste, l'époque fut fertile en interprétations – parfois étourdissantes – et en classifications. Flaubert, les Goncourt, Huysmans, Villiers de L'Isle-Adam ont, entre autres, contribué à ces débats en s'interrogeant dans leurs écrits intimes, leurs correspondances et aussi dans leurs romans, sur ce qui constitue la matière de leur art. En particulier, leurs textes cherchent à cerner quel corps possède l'écrivain, en soulignant que tout travail d'écriture repose sur un pacte : celui que l'artiste doit conclure avec sa propre physiologie. En quatre romans se déchiffre l'histoire d'un corps – celui de l'artiste – aux prises avec les processus créateurs.